Au fond, l’histoire de Building Bridges Between People a un peu commencé avec la lecture de ce livre.

Peut-être est-il bon, peut-être est-il mauvais, toujours est-il qu’il était juste et sonnait harmonieusement avec ce que je pense de l’entreprise .

L’entreprise du bonheur, c’est avant tout l’histoire de Tony Hsieh ou l’incroyable histoire de Zappos.com. L’histoire d’un gars  qui a créé une boite (LinkExchange) et qui, un jour alors qu’il repousse son réveil pour la 10ème fois, se dit « Tiens je n’aime plus ce que je fais, comment ai-je pu en arriver là ? Dans une boite que j’ai moi-même créée ? ».

On se pose la question ! Pourtant on est tous là, acteurs de nos vies, potentiellement acteurs au sein même de nos entreprises. Je veux dire, on a quand même fait des études pour ça ! Le bonheur, nous pourrions nous l’offrir, ainsi qu’à nos employés, nos collègues, nos clients et à tous les autres. Alors je tends la tête par la porte de mon bureau et regarde les gens qui passent. Alors, heureuse !? Mouais.

Le bonheur est-il un but ? Peut-il être un but dans l’entreprise ? Peut-il être un but POUR l’entreprise ? Peut-on travailler par vocation plutôt que d’avoir un travail bêtement alimentaire ? Le travail c’est quand même minimum 35h par semaine, ça représente une bonne partie de nos vies. Pourquoi se contenter de venir pointer quand on pourrait s’épanouir dans ce qu’on fait ? (Pareil pour les activités en dehors du boulot d’ailleurs: le sport, la culture etc.).

Surtout si on sait que c’est possible. Que même s’il faut en baver un peu pour y arriver, c’est à porté de main. Il suffit de le vouloir et de le pouvoir. Si on ne le peut pas où on est, autant aller voir ailleurs. Bon après il faut le vouloir. Le vouloir vraiment, suffisamment. Accepter d’être acteur du changement. Accepter de prendre des risques. Accepter le stress qui accompagne souvent le changement (et les risques).

En tout cas dans ce livre il y a plein d’erreurs, plein d’anecdotes foireuses, plein de choses qu’on aurait pu vivre, qu’on a peut-être même vécues. Plein de bonnes choses aussi et de l’espoir.
Personnellement je me suis reconnu dans pas mal de points. Notamment la description de sa première sortie en Rave, ce qu’il à ressenti en y allant. Ce qu’il a ENFIN connu. La délivrance, le fait de ne plus paraître mais d’être, de ne plus mentaliser l’autre mais de le ressentir. L’énergie du groupe.

Tout ce que je raconte lors de mes cours, tout ce en quoi je crois profondément, d’autres personnes l’ont aussi cru, d’autres personnes l’utilisent même dans leur vie professionnelle. Le fait d’avoir des relations authentiques avec le plus de personnes possible, pas basées sur ce qu’elles nous apportent mais sur ce qu’elles sont. Sans jugement aucun.

Tout doit devenir authentique. D’ailleurs le livre que je lis en ce moment, Communiquer avec authenticité, parle de ça. Se comprendre, comprendre l’autre, puis communiquer avec lui. Pas de masque, pas de faux semblant… Puis cet autre livre que je lis aussi en ce moment (mais non je ne suis pas boulimique), l’intelligence de situation. Une fois qu’on a compris les acteurs, comprendre l’environnement, comprendre les enjeux… Pour pouvoir « tirer » le meilleur de chaque situation ? Je mets tirer entre guillemets car il ne s’agit pas du fait de prendre sans cesse. Tirer le meilleurs du situation peut même n’être que le fait d’offrir le meilleur au meilleur moment.

Bref pour un monde meilleur, pour plus de bonheur dans un groupe ou dans une tribu, il faut se sentir utile, être une pierre porteuse de l’édifice. Pour cela il faut que l’entreprise, ou le groupe, définisse clairement ce qui fait que l’édifice est ce qu’il est. Quelles sont ses valeurs, quelle est sa culture ? Ensuite, il faut que chacun s’identifie à ce que l’entreprise à identifié. Personne ne doit être là sans être en accord avec ces valeurs. Personne ne doit être là pour prendre mais pour apporter. L’argent, une fois le besoin de sécurité atteint, ne peut et ne doit pas être un vecteur.

Il y a encore pas mal d’étapes après mais c’est déjà un bon début.

Bon je n’invente rien :

Pyramide de Maslow

L’entreprise du bonheur ça rassemble tout ça. Entreprendre le bonheur, c’est rassembler tout ça.


Laisser un commentaire